Ne jamais sous-estimer le bagage de nos animaux

Voici un texte que j’ai écrit un soir de juin 2018, suite à l’un de mes nombreux regards posés sur ma petite fée bleue. Je le partage aujourd’hui avec vous.

« Hier soir je regardais ma belle petite Maya, paisible dans son lit et je me suis mise à réfléchir à son parcours, à ses deuils, aux changements importants de sa vie (bons et moins bons) et une gamme d’émotions s’empara de moi.

Je ne pouvais qu’être impressionnée par sa résilience et triste de penser à tout ce que nous lui avons imposé (bien que toujours fait par amour) sans qu’elle puisse intervenir, s’objecter ou refuser.

Nous avons adopté Maya en janvier 2006 si ma mémoire est bonne, alors qu’elle avait une dizaine de semaines. D’une éleveure chez qui Maya était avec sa mère, une de ses soeurs (les autres frères et sœurs étant déjà adoptés) puis un ou deux chats. Vivant dans un environnement qui me semblait chaotique et dans une maison où la fumée de cigarette présente me marqua amèrement, je me souviens de m’être préoccupée dès lors des petits poumons de notre chiot en devenir.

Coup de cœur assuré pour cette petite beauté bleu-merle que nous avions si hâte d’accueillir pour lui donner une famille aimante, mais que nous devions séparer de sa famille canine et de ses repères. Bouleversement #1.

Maya rejoignit Merlot (son frère d’adoption) qui devint un allié tendre et immédiat. Bouleversement #2.

Deux années passèrent et Vénus (alors âgée de 5 ans) s’ajouta à notre famille. Il est toujours plus délicat d’ajouter un adulte qu’un chiot à une famille canine. Bouleversement #3.

L’année suivante, en mars 2008, nous accueillions Basmati (nièce de Vénus) âgée de 12 semaines qui deviendra la grande complice de Maya, son bébé, sa compagne de tous les instants, faisant même d’elle « SA » ressource. Bouleversement #4.

En 2011, peu après mon retour de mon premier voyage au Wolf Park, nous adoptions Alpha (la sauvant d’une vie de maltraitance), notre grosse douceur, une Colley exceptionnelle. Bouleversement #5.

En octobre 2013, je me séparais de mon mari de l’époque, ce qui signifia bien sûr une séparation humaine, mais canine également car nous devions prendre la décision (encore une fois pour elle…pour eux) qui nous semblait la plus logique et dont je vous épargne les multiples raisons. Alpha et Maya resteraient avec mon ex, tandis que Merlot, Vénus et Basmati (la grande complice de Maya) avec moi. Bouleversement #6.

En 2017, Alpha tomba gravement malade et décéda en juillet. Maya se retrouva donc enfant canine unique. Bouleversement #7.

En novembre de la même année, Maya passa une semaine à la maison, gardiennage que je proposai à mon ex pendant ses vacances. À son retour et d’un commun accord, nous (moi, mon amoureux et mon ex) prirent la décision que pour le bien de Maya, il serait beaucoup mieux pour elle de retrouver Merlot & Basmati (Vénus nous ayant quitté en octobre 2017) Bouleversement #8.

Tout cela pour exprimer que nos animaux sont des êtres d’émotions et de besoins tout comme nous mais ont l’avantage/désavantage d’être sous notre tutelle, nous…les humains.

Je me suis arrêtée à 8 bouleversements mon coeur mais je sais que ta vie en compte beaucoup plus. J’espère au moins ne pas avoir fait TROP de faux pas et saches que même si faux, je les ai toujours fait en pensant d’abord à toi et par amour, pour l’adorable petite fée bleue que tu es… »

Marie-Eve

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